La baisse de la fiscalité va s’accélérer pour les pharmacies à partir de 2020
L’an prochain, le taux de prélèvement opéré sur les officines qui évoluent sous le régime de l’impôt sur les sociétés (IS) sera ramené à 28%, quel que soit le niveau de leurs bénéfices. D’autres réductions vont être échelonnées jusqu’en 2022. 
Un impôt réduit à 25% pour les pharmacies en 2022
Qu’est ce qui va changer en 2020 ? Le taux « normal » de 31% disparaît et sera abaissé à 28% en faveur de toutes les pharmacies, y compris pour celles qui déclarent un bénéfice imposable supérieur à 500 000 euros. La réduction fiscale aura donc une portée plus large qu’en 2019. Mais les allégements les plus significatifs, et les plus attendus par le secteur, se feront surtout sentir lors des deux années suivantes : pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2021, l’IS passera à 26,5%, puis à 25% en 2022. Bien évidemment, le prélèvement de 15% sera maintenu pour les contribuables éligibles à ce taux réduit (voir le tableau récapitulatif ci-dessous). Si cette réforme suit son cours normalement, le gain sera loin d’être négligeable pour les officines gérées en sociétés : pour une pharmacie dotée d’un bénéfice net de 600 000 euros, l’économie réalisée depuis 2018, date à laquelle la première baisse d’impôt a été mise en œuvre, serait d’environ 25 000 euros (source : Interfimo). Pour rappel : le régime fiscal à l’IS permet, contrairement à l’IR (impôt sur le revenu) de déduire la rémunération du titulaire du bénéfice imposable. *dans cas de figure, rare il est vrai sur le marché officinal, le taux supérieur à 33, 1/3% a été maintenu à titre exceptionnel

